En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies « tiers » ou technologies similaires destinés à identifier et analyser vos centres d’intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer le cas échéant ces traceurs, nous vous invitons à cliquer ici.
Pour poursuivre votre navigation sur ce site, cliquez sur «» pour Continuer et/ou poursuivez votre navigation.

Amina Taha-Hussein Okada, Conservateur en chef, musée national des arts asiatiques – Guimet

Cultures with
21 mars 2014
"Plus que jamais, dans notre monde globalisé et souvent en perte de repères essentiels, la culture doit être perçue pour ce qu’elle est : une nécessité absolue, garante du devenir des peuples et de leur humanité face aux désordres et aux maux du monde."


« La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert » disait André Malraux. Rien de plus juste et de plus vrai que cette belle maxime, volontariste et exigeante, de l’auteur de La Condition humaine, qui incite à l’effort et au dépassement de soi et rappelle qu’une vie digne de ce nom n’est jamais qu’une suite de batailles et de conquêtes inlassablement remportées sur soi-même et sur le monde extérieur. Car que serait un héritage culturel, issu d’un passé séculaire, voire millénaire, qui ne serait pas revendiqué comme tel et constamment revivifié, enrichi et accru par la volonté des générations actuelles et futures : lettre morte et champ de ruines dans un monde dépourvu d’âme et de sens.

La culture est, assurément, un héritage inestimable qu’il convient de ne pas galvauder ni dilapider, mais qu’il nous incombe au contraire de faire inlassablement fructifier ; nourricière et vivifiante, elle est le terreau fertile auquel puisent les peuples pour pouvoir continuer d’être ce qu’ils furent  au miroir de l’Histoire et du temps, dans toute leur richesse et leur féconde singularité. Plus que jamais, dans notre monde globalisé et souvent en perte de repères essentiels, la culture doit être perçue pour ce qu’elle est : une nécessité absolue, garante du devenir des peuples et de leur humanité face aux désordres et aux maux du monde.

Loin d’être secondaire en regard des nécessités criantes de l’existence, la culture – en ce qu’elle donne du sens et du prix à la vie des hommes et aux sociétés humaines – est un enjeu essentiel. De l’éducation et de la culture, l’écrivain et penseur égyptien Taha Hussein (1889-1973) ne craignait pas d’affirmer qu’elles étaient aussi « indispensables aux hommes que l’air et l’eau » qui les maintiennent en vie. Premier recteur de l’université d’Alexandrie et ministre de l’éducation, cet ambassadeur des savoirs au service du dialogue interculturel, qui fut aussi mon grand-père, mena ce combat acharné, et éclairé, en faveur de l’éducation et de la culture tout au long de sa vie. »

------
Amina Taha-Hussein Okada est la co-commissaire de l’exposition Clemenceau, Le Tigre et l’Asie, au musée national des arts asiatiques – Guimet.

FOCUS

France : l’égalité femmes-hommes dans la culture et les médias, une priorité pour...

26 mars 2014

Le mardi 25 mars 2014, Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, a organisé pour la deuxième année consécutive la réunion du Comité ministériel pour l’égalité des femmes et des hommes dans le domaine de la culture et des médias.

(+)
Chiffres clés

Au Royaume-Uni, la musique génère 3,5 milliards de livres de profits par an

18 mars 2014

Le Royaume-Uni serait-il une nation créative ? C’est en tout cas ce que tendent à prouver les chiffres publiés en janvier 2014 par la Confédération des industries britanniques.

(+)
Fermer Partager