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Co-produire "européen" : quand le cinéma participe à la création d'une identité européenne

Forum jeunes
3 novembre 2014

« La coproduction véhicule des cultures différentes et tend à montrer que les pays peuvent travailler ensemble dans le but de participer à la création d’une œuvre globale culturelle, voire sociale, et autrement que dans une logique purement économique »

A la fin des années 80, l’Union Européenne et le Conseil de l’Europe développent deux programmes d'aide financière afin d’encourager le développement de la coopération européenne en matière d’audiovisuel et de cinéma : Eurimages (1988) et MEDIA (1991). L’Europe souhaite par-là répondre à un enjeu double. Au niveau économique : développer des industries créatives européennes impliquerait une plus large circulation de fonds et la création de nouveaux emplois. Au niveau culturel : participer à l’intégration culturelle et sociale européenne, ce qui mettrait en évidence l’héritage culturel commun des différents Etats membres de l’UE.

Les institutions européennes ne sont ainsi pas étrangères aux récents succès du cinéma européen. Le Festival de Cannes ne compte pas moins de 10 palmes d’or subventionnées par les institutions européennes. Pour autant, en allant encore plus loin,  il est intéressant de constater que les programmes MEDIA ou Eurimages aiment à supporter en grande majorité les co-productions transnationales. Ainsi, parmi ces films primés à Cannes, on retrouve Le Pianiste de Roman Polanski (France – Pologne), Amour de Mickael Haneke (France – Autriche), La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche (France – Belgique – Espagne) ou du Vent se lève de Ken Loach (Irlande – Grande-Bretagne – Allemagne – Italie – Espagne – France – Belgique – Suisse) (!).

La co-production  possède un double avantage dans le développement du cinéma européen : elle est une aide à la production de films... et elle permet également d'encourager la construction d’une identité européenne. Elle véhicule en effet des cultures différentes et tend à montrer que les pays peuvent travailler ensemble dans le but de participer à la création d’une œuvre globale culturelle, voire sociale, et autrement que dans une logique purement économique.

Aucune surprise à voir L'Auberge espagnole de Cédric Klapisch (co-production franco-espagnole) parmi les films ayant reçu une subvention de l'UE, lui qui a contribué au rêve européen en donnant envie de partir étudier à l'étranger à toute une génération de jeunes Français... Xavier, étudiant en économie, part pour ses études en Espagne, à Barcelone, via le programme européen Erasmus. Pendant un an, il habite en collocation avec six autres étudiants : la Belge Isabelle, l'Anglaise Wendy, l'Italien Alessandro, l'Allemand Tobias, l'Espagnole Soledad et le Danois Lars.

Si son plot est plutôt simple (les malheurs, surprises et joie de la découverte de l'étranger), ce film est une véritable métaphore de l'Europe. La question de l'identité est partout. Au début du film, un étudiant d'origine africaine lui explique qu'il se sent à la fois gabonais et catalan et que ces deux identités sont superposables. Xavier semble perdu. Puis le raisonnement se met en marche. En apprenant à connaître ses colocataires, leurs habitudes, leurs particularités et leurs défauts, Xavier fait en réalité la découverte de la richesse culturelle européenne. Le parallèle se fait entre sa construction personnelle et celle d'une identité européenne... Il en ressort avec un enrichissement humain énorme et un amour immense pour les autres cultures.  

En faisant le résumé de son séjour, à la fin du film, Xavier conclut : « J’suis lui, lui et lui, et aussi elle, elle et elle… J’suis français, espagnol, anglais, danois ! J’suis comme l’Europe, j’suis tout ça, j’suis un vrai bordel… ».

Zelda Martin, Française, 22 ans. Membre du Parlement européen des jeunes depuis 2014, elle est étudiante en communication politique et a passé une année en République tchèque dans le cadre du programme Erasmus.

 

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