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Créer l’Européen par la culture européenne

Forum jeunes
15 janvier 2015

« Le propre de la culture européenne est qu’elle appelle à ne pas choisir une culture régionale, ou a fortiori nationale. La culture de l’Europe se vit au gré des différentes coutumes, des identités, des langues, […] qui sont ceux des entités composant cette mosaïque. »

Dans l’imagerie grecque ancienne, Europe est princesse de Phénicie, qu’enlève Zeus avant de s’unir avec elle puis de la donner pour épouse à Astérion, roi de Crète. Cette figure mythologique se retrouve aujourd’hui sur les pièces de monnaie d’une Europe qui s’est construite en une union économique et politique.
L’Histoire est connue : en 1945 s’achève le troisième conflit opposant principalement l’Allemagne et la France en quelques décennies, surtout le plus meurtrier et le plus ineffable dans sa destruction. Un an plus tard, à Zurich, Winston Churchill plaide pour les « Etats-Unis d’Europe ». Le pas à faire est trop grand, et c’est Robert Schuman qui, dans sa déclaration du 9 mai 1950 rédigée par Jean Monnet, amorce l’union des pays d’Europe suivant une méthode nouvelle et pragmatique. Il s’agit en effet de les rassembler sous une « solidarité de fait », les productions allemande et française de charbon et d’acier s’effectuant dès 1951 dans le cadre d’une Autorité européenne, première institution supranationale du continent.

Il est permis de penser que les pères fondateurs de l’Europe qui suivront Monnet connaissent Victor Hugo, qui disait un siècle plus tôt qu’ « un jour viendra où il n'y aura plus d'autres champs de bataille que les marchés s'ouvrant au commerce et les esprits s'ouvrant aux idées. » A Rome en 1957 ou bien encore avec l’Acte unique en 1986, l’Europe se (re)construit comme un marché commun au sein duquel les marchandises, les services, les travailleurs et les capitaux doivent pouvoir circuler librement. L’européen, notons-le, est un travailleur et ne deviendra citoyen d’une Union qu’à Maastricht, en 1992.

Si l’Europe est aujourd’hui grandement pacifiée et unie, Jacques Delors avouait lui-même qu’ « on ne tombe pas amoureux du marché unique ». Pour créer du lien entre elle et ses citoyens et ainsi devenir le medium d’un développement économiquement, socialement et écologiquement responsable du continent, l’Europe doit se replonger dans sa culture commune et la faire vivre. Celle-ci se trouvera peut-être dans un héritage judéo-chrétien, celui des Lumières ou bien encore une conception singulière de la défense des droits et des libertés de l’Homme et de l’engagement civique.

Au-delà, le propre de la culture européenne est qu’elle appelle à ne pas choisir une culture régionale, ou a fortiori nationale. La culture de l’Europe se vit au gré des différentes coutumes, des identités, des langues, des plats culinaires, des paysages qui sont ceux des entités composant cette mosaïque. Si bien qu’elle consiste surtout, je le crois, en une expérience à laquelle chacun et chacune, et notamment les jeunes, doit réellement avoir les moyens d’accéder : celle de la mobilité, du voyage. Car enfin, c’est bien cela que nous dit le mythe de la princesse phénicienne éponyme : être européen ou européenne, c’est partir, vivre ailleurs, puis revenir.

A 20 ans, Thomas Goujat-Gouttequillet est étudiant à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Européen convaincu, il est membre du Parlement européen des jeunes depuis 2010 et s’apprête à poursuivre ses études en Allemagne.

 

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