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Jérôme Gouadain, secrétaire général de Diversum

Cultures With
16 septembre 2013
La diversité culturelle comme moteur du fonctionnement de l’économie : c’est le principe de l’ « économie mauve », un paradigme de développement durable prôné par l’association Diversum. Témoignage du fondateur et secrétaire général de l’association, suite à la parution d’un rapport qui vise à mieux définir cette économie à la couleur de la créativité.

Diversum est une association française indépendante créée en 2006. Elle rassemble des personnalités issues des milieux économiques et culturels et réfléchit aux enjeux culturels dans la mondialisation.

Elle est à l’origine de plusieurs concepts qui offrent une compréhension du monde.

Il y a en premier lieu la notion d’empreinte culturelle qui traduit l’impact que les groupes et les individus exercent sur la culture prise comme un écosystème. L’humanité s’insère dans un environnement culturel, de même qu’elle s’insère dans un environnement naturel et dans un environnement social.

Plusieurs essais de mesure de l’empreinte culturelle des entreprises ont déjà eu lieu avec la mise en place par Diversum en 2009 d’un système de notation spécifique. Des outils de ce type permettent d’inclure la dimension culturelle comme un enjeu de développement durable pour les organisations.

Parallèlement, Diversum travaille depuis 2010 à mettre en place la notion d’économie mauve. Ce terme répond à l’exigence d’intégrer le culturel dans l’économique bien plus qu’il ne l’est aujourd’hui.

Il s’agit de tendre vers une économie culturalisée.

Pour reprendre l’analyse développée par un premier groupe de travail sur l’économie mauve auquel ont notamment contribué l’UNESCO et l’OCDE (analyse détaillée dans le rapport « L’économie mauve : un objectif, une opportunité », publié en juin 2013), cette culturalisation de l’économie s’opère actuellement selon deux tendances de fond.

Il y a d’abord une culturalisation dictée par la géographie dans la mesure où « l’avènement d’un monde multiculturel et polycentré replace la diversité des cultures au cœur de la préoccupation des entreprises ».

Il y a un deuxième mouvement, particulièrement visible dans les économies avancées, d’une remise en cause du tout-quantitatif et d’une aspiration vers une économie de la qualité. Or, à l’heure post-industrielle, cette économie de la qualité passe en grande partie par un enrichissement lié à la prise en compte de facteurs culturels.

On voit donc que l’économie mauve fait de la diversité culturelle un moteur du fonctionnement de l’économie. Ce moteur est d’autant plus vertueux qu’il ouvre des perspectives de développement sur des bases largement immatérielles. Il offre donc une réponse de croissance face au double défi démographique et écologique.

Diversum poursuit actuellement la réflexion sur l’économie mauve, par la mise en place de différents groupes de travail liés à des secteurs d’activités (alimentation, habitat, économie numérique) ou à des questions transversales (mesure de l’empreinte culturelle, observatoire des métiers mauves…).

La mise en place d’une économie de la diversité culturelle suppose un dialogue constant entre les cultures. C’est pourquoi, outre le fait d’associer étroitement des organisations internationales, Diversum a souhaité installer un Forum appelé à se réunir régulièrement  dans une grande région culturelle.

Après une inauguration en 2011 à Paris, le 2e Forum international de l’économie mauve se tient en décembre 2013 à Abou Dhabi, avec pour thème « Les défis culturels de l’économie mondialisée ».

 

Pour aller plus loin  

Le rapport « L’économie mauve : un objectif, une opportunité », publié en juin 2013, est le résultat des réflexions du premier groupe de travail interinstitutionnel sur l’économie mauve qui s’est réuni entre 2012 et 2013 à l’initiative de Diversum et de l’UNESCO. L’objectif de ce rapport : « mieux définir l’économie mauve », « dessiner une première cartographie des métiers concernés » et identifier des indicateurs susceptibles de mesurer l’empreinte culturelle des individus et des organisations.

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