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Marie Camier, co-fondatrice de Mediaeducation.fr

Cultures With
16 septembre 2013
Sans masque et sans plume, la critique cinématographique amateure s’invite sur la toile ...

La discipline de l’éducation aux médias se penche généralement sur la perception de l’information par les citoyens. Elle apporte également un éclairage nouveau sur les habitudes des amateurs de culture, qui trouvent dans les outils numériques des canaux d’expression libre et un moyen de confronter les contenus.

Critique sur Allucine.fr

Récemment, le questionnement de l’enseignant-chercheur André Gunthert, spécialiste des cultures numériques, sur la corrélation entre le boom des smartphones et les évolutions du photojournalisme a provoqué une mini panique médiatique sur Twitter. En analysant la figure de l’amateur et son réel impact concurrentiel vis-à-vis des professionnels, il a relancé un débat latent sur la place des pratiques populaires dans les industries culturelles et médiatiques.

Dans la même veine, la critique traditionnelle de cinéma se voit également mise sur la sellette, présumément concurrencée par la popularité de plateformes confrontant critiques professionnelles et amateures. Le site Allociné compte ainsi une communauté de milliers de cinéphiles, commentateurs ou forumeurs, parfois hissés au rang de critiques grâce au Club 300, des contributeurs et experts ciné ou série. Sur le web, la contribution amateure ne manque pas d’être moquée avec humour, avec par exemple le compte Twitter Alluciné qui compile les critiques les plus loufoques de spectateurs.

Pour autant, les amateurs et passionnés court-circuitent-ils vraiment les professionnels ? L’équation est bien plus complexe. Les nouvelles technologies ont ouvert le champ des possibles pour les anonymes avides de libre expression. Pour peu qu’un internaute soit au fait des codes d’internet - on parle de “fracture d’usage” lorsque ce n’est pas le cas -, il peut monter sa propre activité culturelle, rémunératrice ou non, en toute indépendance ou non. Et ce que la population majoritaire réclame sur internet, c’est de la concision, du multimédia, du gratuit, voire… du buzz.

Micro-critique sur Vodkaster.fr

C’est à cette idée que s’est accroché le site Vodkaster, créé en 2009, lorsqu’il a lancé ses micro-critiques de films. En 140 caractères, les utilisateurs font et défont les réputations des oeuvres audiovisuelles, avec une argumentation plus ou moins ficelée. Exit les pages et les pages de références culturelles, c’est la phrase choc humoristique qui fera ici la différence entre un nanar incontournable ou une erreur cinématographique.

Autre exemple marquant, la chaîne YouTube “Honest trailers” joue avec les codes du cinéma et l’humour 2.0 en détournant les bandes annonces des grands succès populaires américains comme Titanic, Jurassic Park, Harry Potter ou les Avengers. Les réalisateurs cumulent alors des millions de vues pour des critiques de films a posteriori, confirmant le succès populaire de la critique acerbe multimédia et vulgarisée.

Les pratiques informationnelles et culturelles des Français se sont donc transformées avec la démocratisation du numérique. Les possibilités offertes par les nouvelles technologies popularisent la critique pour tous, voire (avec un peu d’accompagnement, certes) l’esprit critique pour tous. Les échanges entre passionnés témoignent de l’intérêt qu’ont les citoyens pour la confrontation d’idées. Et qu’existe-t-il de plus démocratique qu’un peuple qui discute, dispute, débat… en toute liberté ?

Pour aller plus loin :

 > La fabrique de l’info : Vers le futur de la presse cinéma ? L’exemple Vodkaster

 > Rue89 : C’est ma dernière chronique télé, je n’ai plus le vent en poupe

 > Le blog d’un Odieux connard

Cultures With

Jérôme Gouadain, secrétaire général de Diversum

16 septembre 2013

La diversité culturelle comme moteur du fonctionnement de l’économie : c’est le principe de l’ « économie mauve », un paradigme de développement durable prôné par l’association Diversum. Témoignage du fondateur et secrétaire général de l’association, suite à la parution d’un rapport qui vise à mieux définir cette économie à la couleur de la créativité.

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Chiffres Clés

44 langues au répertoire d'Universal Music

26 septembre 2013

L'Europe célèbre aujourd'hui sa diversité linguistique ...

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