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Un petit pas pour les médias, un bond de géant pour le féminisme

Forum jeunes
9 mars 2015
"La vague de féminisme déferle dans les médias aujourd’hui. Tous les jours, des articles soulignent l’inégalité des sexes et incitent les femmes à briser le ‘plafond de verre’  (...) Il revient donc aux médias de faire des choix intelligents qui reflètent la société à laquelle ils s’adressent."

Il semblerait que les médias, et surtout internet, soient devenus aujourd’hui des précieux outils de diffusion des arguments féministes. Prenons par exemple cette vidéo, devenue virale, d’une jeune femme qui se promène dans la ville de New York pendant dix heures filmée en caméra cachée. Hélée à plusieurs reprises par des hommes qui n’attendent aucune réponse mais cherchent seulement à se prouver leur capacité à commenter son apparence physique, la femme se fait même suivre par un homme qui marche à ses côtés pendant un certain temps.  Cette femme est devenue un symbole de la lutte contre le fléau que représente le harcèlement sexuel aux Etats-Unis. Sa vidéo nous rappelle, de manière brutale, qu’il existe encore des défis à surmonter afin d’obtenir l’égalité des sexes.

La vague de féminisme déferle dans les médias aujourd’hui. Tous les jours, des articles économiques et politiques soulignent l’inégalité des sexes et incitent les femmes à briser le ‘plafond de verre’ qui constitue souvent un obstacle dans le monde du travail.  Il en va de même au sein des institutions internationales :en tant qu’ambassadrice de bonne volonté d’ONU Femmes, Emma Watson invite les hommes à lutter eux-aussi pour la parité des sexes. Dans les multinationales encore, pour permettre aux femmes de ne plus  avoir à choisir entre carrière et enfants, les géants technologiques comme Apple et Facebook offrent aux employées la possibilité de congeler leurs ovules. Ce déluge d’informations qui touchent au féminisme est accéléré par l’internet. Sa rapidité et son efficacité sont indispensables pour promouvoir le message féministe, à savoir que l’égalité sociale et politique des sexes ne peut que bénéficier à la société dans son intégralité. 

Il revient donc aux médias de faire des choix intelligents qui reflètent la société à laquelle ils s’adressent. La publicité, qui assure le fonctionnement des médias, a trop souvent recours, dans ses stratégies commerciales, à la « marchandisation » du corps féminin réduisant les femmes à leur sexualité. Cependant, aussi surprenant que cela puisse paraître, la publicité consacre parfois une place de choix aux thématiques féministes. On peut citer plusieurs marques qui utilisent des arguments féministes dans leurs publicités, voire dans leurs produits eux-mêmes. Par exemple, la marque ‘Always’ dans sa campagne #LikeAGirl cherche à remettre en cause l’utilisation négative de l’expression « faire quelque chose comme une fille ».

En revanche, on peut se demander si exploiter les idées féministes dans la publicité ne constitue pas un exemple de « feminism-washing », au sens où on peut craindre que ces arguments ne soient employés uniquement pour gagner les cœurs (et l’argent) des consommateurs et non par  soutien légitime au combat féministe. Par conséquent, les entreprises qui veulent vraiment promouvoir l’égalité des sexes doivent mettre en place des mesures qui la garantissent. Il ne suffit pas que leur stratégie commerciale affiche une démarche féministe, mais il faut aussi que l’on retrouve cette politique à toutes les étapes de la commercialisation de leurs produits.

Finalement, il est existe un véritable fossé quantitatif concernant la représentation des femmes dans les médias. Dans l’industrie cinématographique, une seule femme a déjà remporté un Oscar de meilleure réalisatrice (Kathryn Begelow en 2010) et une seule a remporté un César (Tonie Marshall en 2000). Ce schéma néfaste s’accentue dans le milieu journalistique : en 2010, le Projet mondial de monitorage des médias indiquait que 24% des personnes citées dans la presse sont des femmes. Dès lors que les médias adopteront une politique féministe, les reportages se feront plus complets, précis et donc forcément plus représentatifs de la réalité. Il est évident que les responsables des médias doivent impérativement donner aux femmes la place qu’elles méritent dans ce milieu ; non-seulement parler d’elles, mais également les laisser parler.

Brónagh Carvill est une Irlandaise venant de Dublin et âgée de 22 ans. Elle a suivi un double master en droit comparé, mention Droits français et de Common Law à Paris, et est membre du Parlement européen des jeunes. Elle  s’intéresse surtout à l’étude du droit international, y compris les droits de l’homme et donc par conséquent, l’égalité des sexes.

Focus

Vivendi et Sciences Po co-organisateurs du colloque « Fiction & Genre »

27 mars 2015

Réunir les chercheuses, spécialistes du petit et du grand écran, ainsi que les professionnels du cinéma et de la télévision, confronter leurs analyses et leurs expériences, les questionner sur la place des femmes dans la création artistique, tel est l’objectif de cette rencontre inédite, organisée par PRESAGE (Programme de Recherche et d’Enseignement des SAvoirs sur le Genre) et par Vivendi, le 26 mars à Sciences Po.

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Focus

« Des femmes et des hommes » projeté aux Nations-Unies

6 mars 2015

Le 8 mars, à l’occasion de la Journée internationale de la femme, le documentaire « Des femmes et des hommes » fera l’objet d’une présentation spéciale aux Nations Unies à Genève et à New York. Réalisé par la journaliste et fondatrice du Projet Imagine Frédérique Bedos,  ce film nous livre une réflexion saisissante et globale sur l’inégalité entre les femmes et  les hommes au 21ème siècle. 

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