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Henri Langlois
« Je pense cinéma, je vois cinéma, mon imagination est cinéma ». Henri Langlois (1914-1977) a fondé en 1936 la Cinémathèque française, l’une des premières au monde. Il l’a dirigé jusqu’à sa mort avec une mission : conserver mais aussi exposer le cinéma pour qu’il soit reconnu comme un art à part entière.

Visionnaire qui consacra sa vie à bâtir des ponts entre le cinéma et les arts plastiques, les avant-gardes et les films populaires, le muet et le parlant, Henri Langlois a contribué à écrire l’histoire du 7e art. Vivendi devient grand mécène de la Cinémathèque française pour les cinq prochaines années : retour sur les inspirations de son créateur qui aurait plus de 100 ans aujourd’hui et dont les inspirations font l’objet d’une exposition.

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Henri Langlois en quelques mots 

Né en 1914 à Smyrne (aujourd’hui Izmir, en Turquie) de parents français, il a 8 ans lorsque sa ville natale est ravagée par un grand incendie. Sa famille fuit la Turquie et s’installe à Paris, le petit Henri Langlois en retiendra la nécessité de sauvegarder le patrimoine en péril.

Adolescent, Langlois préfère les cinémas aux bancs de l’école et aux études de droit auxquelles son père le destine. Autodidacte, il se forge une vaste culture cinéphile avec une prédilection pour le cinéma muet. Aux débuts du cinéma parlant, de crainte que les films muets ne soient voués à disparaître il crée en 1935 le premier ciné-club (le « Cercle du cinéma ») avec son ami cinéaste Georges Franju. Fort de son succès, ce ciné-club deviendra la Cinémathèque française. Elle changera plusieurs fois d’adresses (avenue de Messine, rue d'Ulm, Palais de Chaillot) mais Langlois en restera l’unique dirigeant jusqu’à sa mort. 

Si la Cinémathèque n’est pas en 1936 la première institution dédiée à la sauvegarde du cinéma (le Département film du MoMa de New York la précède), Henri Langlois est le premier à vouloir faire reconnaitre le cinéma en tant qu’art à  part entière. Passionné de peinture, il voit en effet dans le cinéma le prolongement de l’expérience picturale et est l’un des premiers à percevoir l’importance que le cinéma avait pour les artistes de son siècle.

Aidé dans son entreprise de conservation par sa femme, Mary Meerson, la conservatrice Mary Epstein, (femme du réalisateur Jean Epstein) et par l’historienne allemande Lotte H. Eisner Langlois, il collecte des milliers de bobines, documents ou objets de cinéma (photos, décors, dessins).

Outre son travail de conservateur, Henri Langlois s’investit aussi dans la programmation en faisant constamment l’ « exposition » des films rassemblés. Films muets et cinéma d’avant-garde, rétrospectives variées, films grand public en présence des réalisateurs et comédiens : La Cinémathèque attire les cinéphiles de tous horizons. Et pendant 30 ans son créateur défendra les jeunes cinéastes de son temps de Philippe Garrel à Kenneth Anger en passant par la Nouvelle Vague (Truffaut, Chabrol, Rivette, Rohmer et Godard) – ces derniers, « élevés » cinématographiquement à la Cinémathèque, considèrent Langlois comme un père.

Henri Langlois recevra un Oscar pour l’ensemble de sa carrière 3 ans avant son décès à Paris. Son « musée imaginaire », univers d’inspirations croisées où les œuvres des grands peintres du XX siècle cohabitent avec des images de films tous azimuts, fait l’objet d’une exposition à la Cinémathèque française. Ce profil vous offre un aperçu de ce « musée ».

«  Le cinéma, cette force qui vous arrache à la banalité, cette boite à rêves, comme je l’appelle, qui est le plus puissant plaisir de l’imagination et du cœur » Henri Langlois, Cahiers de jeunesse
Crédits :
Affiche de l’Exposition Portrait d’Henri Langlois, DR
© Collection La Cinémathèque française / Graphisme : Roland Lecouteux © Ciné-Culture – La Cinémathèque française
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