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Juliette
Juliette Noureddine, « un air deux dés » comme elle aime à le rappeler, est une artiste française plus connue sous le nom de scène de Juliette. Auteure-compositrice-interprète, il aura suffi de son seul prénom à Juliette pour se démarquer de ses homonymes.
Avec sa gouaille, son humour, sa complicité exceptionnelle avec le public, cette passionnée de la scène a acquis depuis près de 30 ans une place unique dans le paysage de la chanson française. Amoureuse des mots et de la poésie, elle manie le verbe avec une précision sans pareille qui la place indubitablement dans le cercle des grandes chanteuses à texte. Si de ses origines franco-kabyles elle se réclame peu, c’est au travers de ses textes et de ses inspirations que Juliette aborde diverses cultures musicales. Chanson française, rock, tango, fanfare, rumba colorent son univers atypique. Avec une dizaine d’albums au compteur, Juliette ne cesse de surprendre.
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Juliette en quelques mots

Née à Paris en 1962, Juliette passe une partie de sa jeunesse à Toulouse où elle fait ses débuts « d’artisane de la chanson ». C’est son père Jacques Noureddine, alias « Nounours », saxophoniste et clarinettiste réputé dans le métier, qui lui insuffle l’amour de la musique dès son plus jeune âge.

A Toulouse, elle grandit en écoutant jazz, musique arabe, classique et chanson populaire – autant d’influences qui transparaissent aujourd’hui dans ses créations. C’est aussi à Toulouse qu’elle commence à chanter dans les pianos-bars et les restaurants sur un répertoire des années 30 qui l’ancre dans la tradition de la chanson réaliste. Boby Lapointe, Edith Piaf, Jacques Brel, ou encore Barbara sont revisités chaque soir par la jeune chanteuse d’alors.

En 1985 et 1986, Juliette participe aux Découvertes du Printemps de Bourges, grâce auxquelles elle commence à se faire connaître. Dans son premier album, ¿Qué tal ? (1991), elle crée une reprise loufoque de « L’homme à la moto » d’Edith Piaf, façon tango – accent espagnol compris ! Ce disque signe déjà la personnalité de cette artiste touche-à-tout, qui n’hésite pas à explorer différents genres musicaux, et ce parfois sur un même titre. Juliette a le goût de l’inattendu et aime surprendre son public: dans son concept-album, Mutatis Mutandis, sorti en 2005, elle chante Baudelaire sur un air pseudo-médiéval avec un refrain aux accents cubains, c’est le titre « Fransicae Meae Laudes ». Consciemment ou non, Juliette fait de ses chansons une ode au dialogue interculturel.

Chez cette artiste, pour qui les textes sont aussi importants que la musique, la littérature est une source d’inspiration majeure. Elle lui rend d’ailleurs hommage dans le morceau « A Voix Basse » (Bijoux et Babioles, 2008). La Comtesse de Ségur, Fernando Vallejo, Guy de Maupassant, Dino Buzzati, ou encore Tolkien sont autant d’auteurs qui ont inspiré à Juliette la trame de ces chansons.

Au fil de sa carrière, Juliette s’est révélée être une créatrice d’ambiance hors pair, à la voix puissante, qui excelle dans le genre de la chanson théâtre. Gagnant peu à peu la reconnaissance du public et de ses pairs, elle remporte deux Victoires de la musique, en 1997 et en 2006, et deux prix de l’Académie Charles Cros – en 1993 pour le disque Irrésistible et en 2002 pour Le Festin de Juliette.

Dans son album, Nour (2013), première moitié de son nom qui signifie « Lumière » en arabe, Juliette s’essaie au funk, à la musique celtique, et même au hard rock. Dans « Belle et rebelle », malicieuse, elle écrit le refrain « Vaut mieux être belle belle belle et rebelle / Plutôt que moche moche moche et remoche », fantasque dans « Légende » elle se moque des contes de fées. Mais Juliette sait également aborder des thèmes plus sensibles avec une grande poésie, comme dans les titres « Une petite robe noire » et « Nour (Lumière) ». Dans cet album, Juliette prouve sa virtuosité à transmettre les émotions les plus contradictoires.

En 2014, elle chante en duo sur l'album Paris-Milan de Jean Guidoni, sur le titre Trafiquants écrit par Allain Leprest.

Fin 2016, Juliette sort l'intégralité de son œuvre dans un coffret Intégrale 14 CD (28 octobre 2016). L’interprète de talent compte aussi parmi les lauréats des Grands Prix 2016 de la SACEM et se verra décerner le Grand Prix de la chanson française, dans la catégorie créateur-interprète, le 5 décembre 2016 aux Folies Bergères.  

Crédit photo © Marthe LEMELLE

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