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Salif Keita
Né au Mali dans les années 1940, dans un village pauvre et enclavé, Salif Keita aspire à parcourir le monde avec sa musique. Albinos, Salif aime à combattre les préjugés et affirme : « Je suis noir, ma peau est blanche et moi j'aime bien ça, c'est la différence qui est jolie », dans l'album La différence, Victoire de la musique 2010 pour la catégorie Musiques du monde.
Le parcours du chanteur est marqué par un extraordinaire mélange de genres musicaux : rock, blues, jazz et salsa parmi d'autres. Sans perdre de vue ses racines africaines, il n'a jamais cessé de s'ouvrir à de nouveaux horizons. Voici un panorama de certaines des influences, si diverses, de ce chanteur et compositeur pionnier, qui n'aime pas l'étiquette de world music car « Toutes les musiques sont des musiques du monde, personne ne vient d'ailleurs ! ».
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Salif Keita en quelques mots

Né en 1949, Salif Keita descend de Soundjata Keita, le fondateur de l'Empire mandingue qui s'étendait sur une grande partie de l'Afrique de l'Ouest au XIII siècle. Appartenant donc à la caste noble, Salif ne peut pas se consacrer à la musique, activité traditionnellement réservée aux « griots », troubadours qui transmettent l'épopée de l'Empire de père en fils. Pourtant, isolé à cause des croyances ancestrales qui attribuent des pouvoirs maléfiques aux albinos, Salif transgresse cette loi. « J'ai eu une enfance difficile [...] et la musique était mon seul échappatoire », dit-il (Midi Libre, 11 juillet 2010). 

Répudié par sa famille lorsqu'il s'engage dans une carrière de musicien, Salif intègre deux orchestres maliens : le Rail band de Bamako d'abord, puis les Ambassadeurs. C'est l'époque où de nombreux pays du continent s'engagent sur la voie de l'indépendance, une époque très riche au plan artistique.

Dans les années 1980, alors que Salif s'installe en France, la world music connaît un vif essor sur la scène européenne. Les succès s'enchaînent pour Salif, avec les albums : Soro (1987), puis Ko-Yan (1989), Amen (1991), Folon (1995), Sosie (1997), Papa (1999). Après avoir expérimenté tous les genres musicaux, Salif revient vers la musique mandingue. Avec Moffou (2002), M'Bemba (2005) et 
La différence (2009), il signe une trilogie acoustique qui marque en même temps son retour au Mali. Depuis 2001 Salif est en effet rentré au pays, où il a créé la Fondation SOS albinos et un studio d'enregistrement, Moffou, pour supporter les artistes locaux (comme il l'explique dans cette interview). Avec le soutien de Vivendi et de l'Unesco, des ingénieurs du son maliens y suivent un programme de formation qui vise à renforcer la professionnalisation du secteur culturel local. Ce nouveau « visage » de Salif est capturé par cette vidéo consacrée à l'album La différence.

Après Anthology (2011), qui résume en onze titres ses trente ans de carrière, Salif revient en 2012 avec un nouvel opus. Talé naît de la rencontre de l'artiste malien avec Philippe Cohen Solal, music producer et membre du trio Gotan Project. En tant qu'invités, un nombre d'artistes figure dans l'album, aussi prestigieux que les Américains Esperanza Spalding et Bobby McFerrin, le Camerounais Manu Dibango et le Londonien Roots Manuva. Une nouvelle aventure musicale saisie par le trailer de l'album. Retrouvez dors et déjà un extrait de l'album avec le clip de la chanson "A demain".

 "A demain" sur OFF.tv

Crédit : © Lucile Reyboz
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